Déclaration de la porte-parole du 13 septembre 2017 [uk]

Déclaration sur la situation en Crimée

Ukraine- Situation en Crimée

Plus de trois ans après l’annexion illégale de la Crimée par la Russie, la situation des droits de l’Homme, et notamment celle de la communauté des Tatars, y reste préoccupante. La condamnation prononcée le 11 septembre contre M. Akhtem Tchiigoz, vice-président du Medjlis, assemblée coutumière des Tatars de Crimée, en est la malheureuse illustration.

La France et ses partenaires européens considèrent l’interdiction des activités du Medjlis par les autorités russes depuis avril 2016 comme une violation des droits des Tatars. Nous appelons donc à la libération de toutes les personnes détenues en violation du droit international. Nous rappelons que conformément à la résolution 71/205 de l’Assemblée générale des Nations unies, les organisations non gouvernementales et les mécanismes régionaux et internationaux de surveillance des droits de l’Homme doivent pouvoir accéder sans entrave à l’ensemble du territoire ukrainien, y compris la Crimée et Sébastopol.

La France rappelle en outre qu’elle ne reconnaît ni la légitimité de l’organisation, ni les résultats des élections régionales organisées en Crimée le 10 septembre par les autorités de facto. Elle demeure attachée au plein rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues.

publié le 13/09/2017

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