Ukraine - Déclaration du porte-parole sur le retrait des représentants russes du "centre conjoint de contrôle et de coordination" (19 décembre 2017) [uk]

La France regrette le retrait, le 19 décembre, des représentants russes du "centre conjoint de contrôle et de coordination". Cette décision entame encore davantage la confiance entre les parties russe et ukrainienne dans le conflit dans le Donbass.

Créé en 2014, ce centre réunit à Soledar (Ukraine) des représentants des états-majors russes et ukrainiens. Il s’agit d’un mécanisme important pour la réduction des tensions et la mise en œuvre des accords de Minsk, notamment s’agissant du retrait des armes lourdes, du déminage ou de la réparation d’infrastructures civiles le long de la ligne de contact. Il joue également un rôle-clé pour la sécurité des observateurs de la mission spéciale d’observation de l’OSCE, dont il est le principal point de contact sur le terrain.

La France est donc préoccupée par les conséquences que pourrait avoir ce retrait, tant sur la sécurité des personnels de l’OSCE, qui a déjà réduit la circulation de ses patrouilles, que sur les populations civiles, dont la situation est encore plus fragile en cette période hivernale. Nous invitons les autorités russes à revenir sur cette décision et souhaitons que l’accès au territoire ukrainien pour les représentants russes au centre conjoint soit garanti par les autorités ukrainiennes, conformément au droit en vigueur.

La France rappelle que la sécurité des observateurs de l’OSCE, garantie par les 57 Etats membres dans le mandat de la mission adopté par consensus, relève de la responsabilité première des parties. Les parties aux accords de Minsk s’y sont engagées au sein du groupe de contact trilatéral OSCE-Russie-Ukraine. La France réitère sa condamnation des tentatives d’intimidation, des restrictions de circulation et des menaces à la sécurité des observateurs. Celles-ci doivent cesser et les responsables doivent être poursuivis. Nous appelons à la pleine mise en œuvre par les parties de leurs obligations au titre des accords de Minsk et à ce qu’un accès sûr à l’ensemble du territoire couvert par le conflit, y compris jusqu’à la frontière internationale, soit garanti pour les observateurs de l’OSCE, comme prévu par leur mandat.

publié le 20/12/2017

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