Ukraine - Réunion ministérielle dans le "format Normandie" à Munich (18 février 2017) [uk]

Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, a participé le 18 février 2017 à Munich à une réunion ministérielle en format « Normandie » avec ses homologues allemand, russe et ukrainien.

Alors que les tensions demeurent vives à l’Est de l’Ukraine, en particulier autour de la localité de Avdiivka, la mise en œuvre des accords de Minsk demeure une priorité absolue.

Les ministres ont évoqué des mesures concrètes afin d’améliorer la situation sécuritaire, notamment la poursuite du désengagement des forces le long de la ligne de contact. Le respect du cessez-le-feu doit contribuer à la mise en œuvre de mesures humanitaires, comme l’ouverture de points de passage supplémentaires et le rétablissement des infrastructures essentielles pour la population locale. Une attention particulière a été accordée à l’échange de prisonniers, qui constitue une mesure de confiance nécessaire entre les parties.

La France affirme son attachement au rôle du "format Normandie" pour la mise en œuvre des accords de Minsk, qui sont la seule voie vers une résolution pacifique et durable de la crise entre la Russie et l’Ukraine.

Déclarations de Jean-Marc Ayrault à l’issue de la réunion ministérielle en format « Normandie » (Munich, 18 février 2017)

[p.m., déclaration liminaire de Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères allemand]

Sigmar hat sehr gut resümiert, was wir hier entschieden haben. Auf Französisch kann ich nur wiederholen : nous sommes très satisfaits d’avoir pu tenir cette réunion avec Sigmar dans le cadre du format Normandie pour la mise en œuvre des accords de Minsk, car il n’y a pas d’alternative et il y a un engagement franco-allemand de tout faire pour, à chaque fois que c’est nécessaire, relancer et encourager les parties, les Ukrainiens et les Russes, à tout faire pour que ces accords de Minsk soient mis en œuvre. Et donc le format Normandie a son utilité. Nous allons le réunir autant que nécessaire. C’est ce que nous avons décidé sur tous les points que Sigmar a évoqués : cessez-le-feu, retrait des armes lourdes, mise en œuvre des décisions prises notamment sur les zones de désengagement. Il y en a déjà deux sur trois qui sont mises en œuvre avec efficacité. Nous souhaitons que cela se développe, que nous en réalisions davantage, davantage d’échanges de prisonniers, d’accès de l’aide humanitaire, bref nous pouvons progresser. C’est aussi une question de volonté politique. Et la France comme l’Allemagne ne cessent de la rappeler, de la répéter et de renvoyer ici les Russes comme les Ukrainiens à leurs responsabilités. Chacun a sa part à prendre pour que les accords de Minsk soient respectés et mis en œuvre.

publié le 20/02/2017

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